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Hier, je faisais des crises de colère, de douleurs, je criais ma souffrance à qui passait par là, à qui voulait bien m'entendre, ton départ me faisait mal comme un coup de couteau dans mon coeur, je voulais partir, mourir, ce n'était rien pour moi. Aujourd'hui, je me plonge dans un silence pesant, dans l'espoir que tu reviennes ce matin, ce soir ou peut-être demain, j'ai le sentiment que ma vie n'est plus utile ici, mais une force invisible me pousse à continuer la bataille, l'espoir me revient, je suis sûre de te voir, ça y est, t'es là, j'entends tes pas, j'ai le coeur qui bat la chamade, tu cours vers moi tout dans mes bras, je délire comme ça quand j'ai le mal de toi. Demain, je me dirai que ce n'était qu'un rêve, qu'il s'est terminé, qu'il faut tourner la page, ma blessure guérit mais la douleur demeure en moi, heureusement qu'il y a toujours les rêves pour surmonter les chagrins mais le plus dur c'est qu'ils ne durent jamais, ma vie continue en ton absence dans la solitude, c'est vrai, la solitude n'est pas un instant de malheur mais elle n'est pas non plus un instant de bonheur, c'est pourquoi je pleure toutes les larmes de mon coeur, un coeur qui craque de jour en jour, dur et seul. Je voudrais que tu me retiennes là-bas, juste m'arrêter là, quitter notre peau de misère pour retrouver la lumière et renaître ensemble, guérir toute notre peine, que plus rien ne change, qu'ici rien ne te retienne, que le temps d'avant, c'était le temps d'avant. Si je pouvais prendre ta douleur en moi et te donner la délivrance, je le ferais sans hésiter un instant, et je me ferais nouvelle pour que le feu reprenne, tendrement,
Jojo. |